A propos

Voilà, l’histoire de la famille, vu à travers le hublot d’une jeune quadragénaire.

Lisant actuellement la Poudre noire de Maître Hou de Tran-Nhut, où il est question notamment de la quête de l’immortalité, le personnage du Mandarin Tân explique la différence entre la perception taoïste de l’immortalité et la confucéenne. Pour les premiers, c’est grâce à l’alchimie que l’on parviendra à l’immortalité. Pour les seconds, c’est par le culte des ancêtres et les offrandes qui leurs sont faites que les morts parviennent à l’immortalité : « Tout le monde sait que les taoïstes sont perpétuellement à la recherche de l’immortalité et empruntent des voies plus ou moins hasardeuses. Mais nous, les confucéens, nous avons un moyen plus sûr de l’atteindre : il suffit d’avoir une descendance nombreuse et pleine de respect, qui s’occupe de l’autel des aïeuls. C’est par le culte des ancêtres que les morts subsistent dans la mémoire des vivants- et c’est cela l’immortalité. »

 

C’est peut-être bien de cela dont il s’agit ici aussi : immortaliser mes parents, en fixant leur histoire. Car les paroles s’envolent, et les écrits restent.

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